dimanche 28 mars 2010

[Little Boys *1] assoiffons-nous au son du miaulement au plafond

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découvrir chaque point
au fil de mes doigts.
comme découvrir un drap
au dessus d'une peau.

peau à embrasser.
épiderme pour respirer.
enveloppe du fruit sucré.

à la fortune du pot ; improvisé
je m'endors dans le bleu de la pièce ; sans messe.


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lundi 22 mars 2010

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c'est une liberté assurée. une cigarette qui ne se finit jamais. une étreinte meurtrière. les paupières closes ; je rentre à la maison. c'est le début de la fin. une victoire pour l'équation du cendrier. une cape pour le chevalier noir. une noyade agréable. donne-moi le temps de trouver la première cause. c'est une propre destruction. un goût amer recherché. des lèvres innocentes et stériles. un tabac froid qui nous pompe l'air. ce soir, je pars. c'est une mort apprivoisée. un contrôle fou à lier. des chaînes fatiguées à s'en rouiller. une navette spatiale sans destination. après tout on fait passer le plaisir avant tout. c'est un manque passionnel. un dialogue pour un sourd. une histoire d'amour dans la glace. un miroir sans peur d'être brisé. demain il faudra me couper les mains. car je n'y mettrai jamais fin.





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mercredi 17 mars 2010

je crucifie un squelette & pique du nez

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la nuit marche, vagabonde, déambule, détale, se prend en cavale.

la nuit les yeux grands ouverts dans les rues nancéennes.

la nuit les phares sont des représentations de la mort.

la nuit le visage ne sent plus le visage.

la nuit ; graves sortent les mots.

la nuit

la nuit les mains vides trouvent refuge dans des verres d'absinthe.

la nuit la neige et la maladresse tombent au tapis.

la nuit ils cherchent le pont Mirabeau.

la nuit marche, vagabonde, déambule, détale, se prend en cavale.



la
nuit je
t'aime
pas
toi
la nuit


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dimanche 28 février 2010



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23'43 
23'44
23'45

pensé 
à 23'42 

pédaler
et écraser 
comme une cigarette 
envolé 
sur 
un vélo 
invisible 

23'46
à dépenser 

mon temps sans argent 
parti en une fumée 
déréglée. 


le 19 octobre 
23'4..


samedi 13 février 2010

je tape tape


je tape je tape j'efface 
j'efface j'efface 
je tape 

je rentre ferme pose ouvre 
je marche sur un fil dessiné 
sur mon bras je ne m'arrête 
pas m'efface déguise me 
déshabille me couvre me 
bouffe m'imagine en vain 

regarde tombe souffle ferme 
garde sombre camoufle m'enferme

Heart-Shaped Glasses

mercredi 3 février 2010

Strange Days




Dans 03h40 je me réveille 
Mais j'en ai rien à battre 
Car c'est mon coeur qui bat 






mardi 2 février 2010

option 4 (et me perdre à jamais dans ton horizon'

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mon gouffre se noie


la plus belle des noyades


et je remonte à la surface






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dimanche 31 janvier 2010

soir d'hiver



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on se réveillera et on recommencera.
on se réveillera et on recommencera.















une tasse qui se vide 
pendant des heures 






.............mais que 
je désire énormément. 











la chair de poule dans un bocal qui 
éclate en milles morceaux près de 
la peau. 









00'heure
le cendrier se comble, s'encombre 
de mégots gorgés de mes maux. 










bois mon roi ce 
qu'il reste de moi 







"....en suspendant le temps, en affranchissant l'espace..."








Oh BaBy
je m'assieds sur ce banc tant tant 
que tu n'es pas là je fume toutes 
ces cigarettes et monte tourbillonnant 
avec ces fumées en t'attendant 








on se réveillera et on recommencera.
on se réveillera et on recommencera.



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mercredi 27 janvier 2010

tu-DOC






un son dans le radiateur du docteur :
une eau qui coule goutte à goutte.
des arbustes artificiels et absurdes
font semblant de monter au ciel.
des corps avachis dans des chaises en chaîne.
un passant malade crie aux médicaments.
des lumières pauvres éclairent la scène.
et je ne vois plus rien car je ne suis pas assez malade.




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lundi 25 janvier 2010

lundi sans prix

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dans ma chambre à coucher je broie du noir avec du rouge. les enceintes deviennent incompréhensible. mon mur de lamentation est enfumé. je répète. incompréhensible. indolore. soulagé. 








j'ai monté deux marches au sommet de mes faiblesses.
on ne peut avancer plus loin. la chute en avant était
préméditée depuis les deux tâches sur le sol. je ne
rime à rien quand je saute dans le vide. les ailes ne
sont pas collées à la colonne vertébrale ; je m'écrase
en deux pendant que je pense hideux. hideux à deux.






tu peux rire, te branler ou taper à l'envers 









c'est les craquements qui s'exécutent 
une danse qui se répète sur les même repaires
des batailles en ballades qui se baladent au front
c'est un retour aux merveilles constamment voulu.









tombé


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samedi 23 janvier 2010

le fou du roi attaque

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les écouteurs
les exécuteurs du désintéressement
sentence
spasmes
sentence
le fou du roi attaque
les châtiments amers
SURSAUT
de la jambe
puis au bras
il attaque _  le roi est fou
un déplacement une mort
pique du Nez dans la tombe
arrachée la reine est morte
petit pêcheur accumule les
tournis FLUXION POUMON
châtiments
réfugiés
chatière
spasmes
infraction
illusions
spasmes
sentence
PEINE
CAPITALE
engorgement
spasme
POMME
cardiaque
SURSAUTS.


le 16 janvier 
03'32 
One Day Of Overdose





vendredi 22 janvier 2010

une trentaine de clopes et de baisers





tu sais qu'on ne dormira pas ce soir.
tu sais que les pilules n'y feront rien.
tu sais qu'on parlera des heures des h..
tu sais qu'il y aura aucun bâillement.
tu sais qu'il y aura autant de braillements.
tu sais que tu iras pisser six fois dix fois.
tu sais que la télé essayera de nous parler.
tu sais qu'on se collera encore plus fort.
tu sais que mes cheveux vont te chercher.
tu sais qu'on se regardera sans pouvoir se voir.
tu sais que sans se voir on se sourira.
tu sais que les chatons empiéterons sur nous.
tu sais qu'au même instant on pensera pareil.
tu sais que l'un de nous dira ce pareil avant l'autre.
tu sais que mes jambes chevaucheront les tiennes.
tu sais que tes jambes chevaucheront les miennes.
tu sais qu'on boira des centilitres et des litres.
tu sais que je serai sur la moitié de ton oreiller.
tu sais que le radiateur essayera de nous parler.
tu sais
tu sais
tu sais qu'on ne dormira pas ce soir.



lundi 11 janvier 2010

#012

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le 10.01.2010.
le 10.01.2010 se veut répétitif.
répétitif dans un repli de répit
repliable comme repose-tête.
tête tétée en tête-à-tête pour
des têtards terrifiés terrassés
par le tétanos ; en tétanie la
noirceur est nocive ; notre
noyade est notifiée pour
être nucléariser. une nuée
de nudité sur un nichoir.
choix de ne pas choisir
entre chope et chopine.
pimenté de pipes et
piraté de piqûres ;
le placage est plaisir
pour planer au fin fond
du nez.
dune
du nez.

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lundi 4 janvier 2010

de _A à B_

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temps cérébraux technologiques réduit à l'état d'esclavage.
de tyrannie et de peur. de tyrannie et de peur. de tyrannie et de.
face aux temps modernes. aux temps modernes mécaniques,
aux temps modernes sphériques. aux temps de l'autre temps.
gavage répercutant d'images mâchées, rabâchées, gerbées.

les bras tendu en arrière ; hystérique ; trembler pour vivre.
un billet pour tout ce sang. il est temps de faire un bilan. il
truffe ses saladiers de tant de tomates nostalgiques. il y a.
ses avant-bras raides. il est raide, en arrière. inconditionné.
cavage inachevé, cave truffée de lettres truquées de fautes.

impression d'emballer.
impression d'être emballé.
impression de ne jamais déballer.

face à la compression à raisonner.



le 01 janvier 
02'56
2o1o
One Day Of Insomnia


dimanche 3 janvier 2010

siffle et renifle la mer

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l'écran donne à tes yeux de nouveaux yeux. des passifs. des dormeurs. la cigarette et la jolie s'alignent au premier de nos degrés. brûlures au bout des doigts, je tape et ramasse ma tête sur le bois coloré. je déjeune en vers quand la lune me rappelle qu'elle m'empêchera de dormir. à tes côtés, l'écran me laisse de côté et envahit mes frontières nocturnes. le volume va atteindre le premier étage, siffler aux oreilles des voisines. et déranger leur mer calme tandis que l'ouragan de notre appartement est toujours actif. pas de dentelle pour recouvrir les séquelles. je tape et tu enfumes notre nid. je tape et tu cries sur les personnages innocents de notre écran. c'est un goût amer qui va de haut en bas. c'est un goût amer. un goût amer.  


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jeudi 31 décembre 2009

****

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c'est comme s'endormir au volant
une bouteille eau-de-vie en main.

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un coup de pluie

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est-ce que tu veux de mon coup de foudre.
aussi meurtrier soit il - ainsi sois je. est-ce
que tu. la mystérieuse ; la ravageuse. je
pointe avec mes doigts ces différents points.

une place interminable dégueule d'une pluie.
une place interminable qu'a la pluie dans la gueule.
et des pavés innombrables qui dérange ma marche.
est-ce que tu. démarche fugitive. détale quand

je t'embrasse.



le 23 décembre 
One day of rain 


dimanche 20 décembre 2009

entêtée glacée


je
tombe
avec ma
fumée
comme la
neige
et
ses
flocons.

j'écrase mes anges avec mes jambes. petites allumettes craquées, taquinées sur le bord du papier. noircir l'amer dans le gouffre polaire. je glace et me ramasse. échange des mots dans la cabane. le mouchoir blanc n'aspire pas mes tremblements. carbonisés dans un coin du feu en cavale. je reste un malade saignant. incompétent au fusil chargé. devant la poussière du torrent. au fil du vent meurtrier tel un boucher. sur le bûcher bouché par tant de fumées, les mains se sert les coudes intouchables. et le bras se voit brûlé par ce petit bout de bois. car la tête ne résiste pas à la maladie entêtée.


vendredi 18 décembre 2009

somnolente poésie

ce soir je me saoule
je m'arrache le bras
avec le pied d'une biche
larmoyante et manipulatrice.

le pont fait un bruit
horrible et ment, fort.
es-tu prêt à tomber à
l'eau pour me rejoindre
au fond du gouffre.

Morcheeba va nous unir dans un fragment de liberté.

je n'ai plus à te chercher.
enchaînés à un doigt.
je n'y vois plus rien.
l'alcool à l'arrière goût
est à l'arrière de ma tête.

demain j'en aurais plus envie.
les images pour le réveil
vont me faire craquer tout
entier. je ne bougerais
pas.
allergique
à l'eau, ce
sera mon
certificat
médical.

les bouteilles vides me donnent soif.

le jour n'est pas levé
et j'ai déjà tout recommencer.
vidés les cendriers.
mangés le monde et les bombes.
écoulés les cafés.

je m'enfonce dans le lit,
somnolente la poésie.