ce soir je me saoule
je m'arrache le bras
avec le pied d'une biche
larmoyante et manipulatrice.
le pont fait un bruit
horrible et ment, fort.
es-tu prêt à tomber à
l'eau pour me rejoindre
au fond du gouffre.
Morcheeba va nous unir dans un fragment de liberté.
je n'ai plus à te chercher.
enchaînés à un doigt.
je n'y vois plus rien.
l'alcool à l'arrière goût
est à l'arrière de ma tête.
demain j'en aurais plus envie.
les images pour le réveil
vont me faire craquer tout
entier. je ne bougerais
pas.
allergique
à l'eau, ce
sera mon
certificat
médical.
les bouteilles vides me donnent soif.
le jour n'est pas levé
et j'ai déjà tout recommencer.
vidés les cendriers.
mangés le monde et les bombes.
écoulés les cafés.
je m'enfonce dans le lit,
somnolente la poésie.
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Bouche bée
RépondreSupprimerLes yeux débouchés
L'oreille du nouveau né
Nous pend au nez
Pendant ce temps qu'à Kuala Lumpur
Des tours jumelles essaient de faire l’amour
L’une pointant son pénis
Vers le clitoris de l’autre
Pour que l’aube puisse
Ressurgir d'entre les tours